Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carene Ponte chez Michel Lafon

by on 28 juin 2017

 

Présentation de l’éditeur

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.

Auteur: Carène Ponte

Editeur: Michel Lafon

Parution: 24 mai 2017

 

Je viens de terminer la lecture de « Tu as promis que tu vivrais pour moi ». Je suis dans un bar parisien près de la bibliothèque où a lieu dans une heure la dédicace de Romina Russell. J’ai lu les 100 dernières pages d’une traite et j’ai dû retenir des larmes pour ne pas pleurer, ici, dans un bar plein d’inconnus (j’ai du mal à laisser mes sentiments s’exprimer en public). Finir ce roman est douloureux car on a l’impression de quitter pour toujours des amis, des vrais amis. Ecrire cette chronique, à la main, à cette table débordante de verres plus ou moins frais (3 verres d’eau, 1 chocolat froid et 1 jus d’ananas), colle parfaitement avec « Tu as promis que tu vivrais pour moi ». J’ai presque l’impression d’écrire à Marie et Molly.

 

Marie va mourir. Elle est malade et sait que ses jours comptés. Alors elle décide d’écrire 12 lettres à sa meilleure amie, son âme sœur. Molly aura une enveloppe par mois pour vivre à la place de Marie. Une enveloppe par mois pour l’avoir encore auprès d’elle. Molly va se prêter au jeu et va vivre les rêves de Marie. Toutefois, Molly ne s’attendait pas aux aventures qu’elle allait devoir vivre.

Et si le bonheur était autre…

 

C’est avec une plume majestueuse que Carène Ponte nous dévoile la vie de Molly. Dès les premières pages on frissonne, on vibre, on ressent, on vit. Dès les premières pages les mots savent nous toucher sans jamais tomber dans le « mélancolique gratuit ». L’auteur a su peser ses mots pour les rendre encore plus puissants. Elle nous livre un roman intimiste et pétillant, doux et amer, joyeux et puissant. On le referme en se disant qu’on aimerait avoir une Marie dans sa vie. Qu’au final, il faut vivre, vraiment vivre. Et même si on le sait déjà, cette piqûre de rappel fait du bien.

L’intrigue est peu banale et bien que l’on pourrait dans un premier temps la trouver morbide, on se laisse entrainer dans cette histoire pleine d’amour. LE rebondissement fera marquer à votre cœur un petit temps d’arrêt et vous serez aussi surement un peu en colère. Mais lisez la suite avec bienveillance 😉.

 

Marie, bien que décédée, est le fil d’Ariane de l’histoire. Personnage attachant et imprévisible, Marie aurait aimé avoir plus de temps pour vivre mais aussi faire vivre le bonheur à ceux qu’elle aime. Elle est en filigrane tout au long du roman, donnant le « la » comme un petit lutin malin.

 

Molly a une petite vie bien rangée. Tout roule comme sur des roulettes pour elle, pourtant une petite voix lui souffle qu’elle n’est pas totalement heureuse (peut-être un peu celle de Marie…) Mais on la comprend, la sécurité est tellement confortable. Molly est encore plus attachante que Marie à mes yeux. Elle est tellement humaine, tellement réelle. On peut facilement se retrouver dans ce personnage. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour Molly, ses doutes, ses prises de tête, ses bonheurs, ses envies, …

 

 

Ce roman est un moment de pures émotions (des bonnes comme des tristes). On le vit de A à Z. Il s’immisce en nous et nous fait vivre. Tout comme Marie le souhaite pour Molly. Carène Ponte est notre Marie, à nous lecteurs. Merci Carène, mille fois merci !

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