The Young World

22 janvier 2015

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Présentation de l’éditeur
Manhattan, XXIe siècle. Un virus a décimé toute la population des États-Unis, à l’exception des adolescents. Plus d’électricité, plus d’eau courante, plus de transports, plus d’Internet, les jeunes sont livrés à eux-mêmes dans la ville qui ne dort jamais. L’Upper East Side est devenu le territoire des Résidentiels, tribu violente et machiste qui domine le marché noir. Dans le Village, plusieurs tribus coexistent plus ou moins pacifiquement. Parmi eux, les Washington Square. Il y a Donna, Jeff, Peter, Brainbox et Opaline. Cinq ados privés de repères qui ont vu leur avenir se désintégrer sous leurs yeux.
Lassés d’attendre la mort, ils partent à travers Manhattan pour tenter de retrouver l’origine du virus qui a décimé le continent.
Relecture moderne de Sa Majesté des mouches, The Young World happe le lecteur dès les premières pages grâce à des personnages bien campés et des rebondissements en chaîne.

Auteur: Chris Weitz
Editeur: MsK
Parution: 07 janvier 2015

 

 

CHRONIQUE EVEY

Fan de Chris Weitz depuis « A la croisée des mondes : La boussole d’or » et son travail dans la saga « Twillight » plutôt positif ( réalisation de « Tentation » ). C’est avec beaucoup d’impatience que je me suis jetée sur « The Young Worid ». J’avais hâte de découvrir la plume de ce réalisateur que j’aime tout particulièrement. Chris Weitz a t-il répondu à mes attentes, vous le saurez dans quelques lignes.

L’histoire de « The Young World » se passe à New York. Une épidémie, dont personne ne connait la cause, a décimé la population de la Grosse Pomme. Seul les adolescents ont survécu. C’est donc dans une jungle urbaine, régie par la loi du Talion que va nous emporter l’auteur.
Très rapidement, le lecteur est plongé dans l’action. Toutefois, Chris Weitz n’a pas pour autant oublié de décrire les lieux. Nos héros se retrouvent dans un décor post-apocalyptique. Que l’on n’a pas de mal à imaginer. L’écriture est très cinématographique que ce soit pour la description de l’univers de « The Young World » ou pour les scènes d’action. On en a plein les yeux, l’univers est sombre, rouillé et sauvage. C’est un vrai bonheur!

Parlons un peu du scénario, oups, de l’intrigue. Chris Weitz embarque le lecteur dans un road trip intense. Jeff, Donna, Peter et leurs amis partent de leur à la recherche d’un laboratoire qui contient le matériel nécessaire, à la découverte d’un antidote. Ce dernier se trouvant sur l’île de Long Island. La route est longue et semée d’embûches. Pour les lecteurs ayant déjà eu la chance d’aller à New York, il est facile d’imaginer les lieux et de sentir la nouvelle atmosphère qui y règne. La gare centrale est devenue le marché de tout et n’importe quoi, la bibliothèque est plus dangereuse que la savane… Bref il faut savoir jouer des poings quand on n’a pas d’armes sur soi.
Bien que je ne sois pas une pure fan de Post Apocalyptique, je dois dire que le monde de Chris Weitz me plait beaucoup. J’aime la loi du plus fort et du plus malin qu’il y a développé. J’aime voir New York sous ce nouveau jour.
L’auteur n’a pas seulement réussi son pari visuel avec cette ville en morceaux. Il a aussi réussi à y intégrer une hiérarchie plus ou moins respectée dans les petits groupes et des légendes urbaines. Chris Weitz offre au lecteur un travail léché et fouillé sous son petit air anarchique.

Le road trip à travers New York de notre petite bande d’amis est orchestré d’une main de maître. Les passages ciblés sur l’action sont fréquents mais n’envahissent pas le roman. Chris Weitz sait doser les choses. Des moments calmes, de détente propices à la contemplation des lieux alternent avec les scènes de combats. Les rebondissements sont assez nombreux et vous surprendront. Certains passages sont tout particulièrement intenses et ne manqueront pas de faire accélérer votre rythme cardiaque. Les frissons sont aussi au rendez-vous, pourtant à aucun moment on ne tombe dans l’horreur pure.

Jeff et Donna sont le duo principal de ce roman. Toutefois, leurs compagnons sont quasiment aussi importants qu’eux. Chris Weitz développe le caractère propre de chacun et c’est vraiment intéressant. On se sent embarqué dans le groupe, rapidement nous devenons amis malgré les défauts des uns et des autres.
Jeff est intelligent et romantique. Sa vie va totalement changer lorsqu’il va devoir prendre la tête de son groupe et s’affirmer comme leader. J’ai aimé son côté peu sur de lui, même si parfois il me prenait un peu la tête. On le voit mûrir petit à petit. Apprendre de ces erreurs et surtout prendre du recul.
Donna est impulsive, sanguine (et j’avoue que cela m’a bien plu car c’est rarement le cas). Elle sait ou croit savoir ce qu’elle veut et cela la rend touchante. Bien qu’ils aillent de désillusions en désillusion, elle ne perd jamais espoir et se relève encore et encore.

Arrivons au point noir du roman, car oui il y en a bien un. Dans un premier temps je ne savais pas qu’il y aurait une suite. J’ai donc fulminé contre la fin du livre. Je la trouvais facile et en même temps tordue. Puis après quelques recherches, il s’est avéré que ce tome est le premier d’une saga. Je suis donc maintenant à cran. Je veux connaitre la suite! Et avoir des réponses à toutes les questions qu’il me reste.

Vous l’aurez compris, ce roman est excellent. Même les lecteurs qui ne sont pas fans de Post Apocalyptique pourront y trouver leur compte. Que vous soyez un garçon, une fille, un lecteur YA ou adulte, ne laissez pas passer ce roman. Il mérite le détour pour son univers, ses intrigues et ses personnages.

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