Textrovert de Lindsey Summers chez Michel Lafon

8 juillet 2017

 

Présentation de l’éditeur

Non seulement Keeley a accidentellement échangé son téléphone avec celui d’un autre, mais en plus elle va devoir attendre une semaine avant de pouvoir le récupérer car Talon, le garçon qui a pris son portable, a quitté la ville. Les deux lycéens vont coopérer pour se transférer leurs messages et, à force d’appels et de SMS, apprendre à se connaître. Jusqu’à leur rencontre fatidique où Talon n’a d’autre choix que de révéler sa véritable identité. Et un secret qu’il cachait jusque-là. Maintenant qu’elle connaît la vérité, Keeley peut-elle encore lui faire confiance ? Et comment leur relation, née du mensonge, peut-elle survivre à la trahison ?

Auteur: Lindsey Summers

Editeur: Michel Lafon

Parution: 11 mai 2017

 

Les derniers livres venant de Watpadd que j’ai lu étaient plutôt bien, voire très bien, … C’est donc avec enthousiasme que je me suis lancée dans « Textrovert ». D’autant que le résumé était sympathique. Au bout d’une dizaine de chapitre j’ai commencé à m’ennuyer… Et je me suis forcée à le terminer… Je vous dis pourquoi.

 

 

Keeley a un frère jumeau (Zac) très possessif et pourtant qui la laisse dans son coin trois quart du temps. Keeley a une meilleure amie qui l’oublie un peu trop souvent depuis le début des grandes vacances. Bref, notre héroïne se sent seule… Un soir elle perd son téléphone portable à la fête foraine. Par chance quand elle revient sur place elle le retrouve. Enfin c’est ce qu’elle croit ! Car rapidement un inconnu l’appelle pour lui dire qu’ils ont échangé leurs téléphones. Au bout du fil, Tavin. Petit à petit un lien se tisse entre les deux personnages. Mais voilà, Tavin a des secrets qui pourraient bien détruire leur amitié…

 

Ce qui m’a tout d’abord fortement déplu, c’est le style. Parfois on ne sait plus qui parle, ou de qui parle l’auteur. On est totalement perdu et c’est fortement désagréable. A la limite, si cela avait été épisodique (1 ou 2 fois dans le texte), mais là c’est récurant… J’ai dû relire plusieurs extraits plusieurs fois pour comprendre la situation et les échanges. J’aurais aimé que l’auteur prenne le parti de parler soit du point de vue des personnages, soit gère mieux la narration omnisciente.

Pour ce qui est du reste, l’écriture est plutôt fluide et agréablement écrite. Lecture rapide et simple, sans prise de tête.

 

L’histoire est originale dans un premier temps. Toutefois, l’auteur la rend banale et assez ennuyeuse. Les relations entre les personnages sont prévisibles et trop clichées à mon goût. LE rebondissement est quasiment dévoilé dès les premiers chapitres tellement il est gros. J’ai espéré jusque-là fin m’être trompé et qu’il y aurait plus. Mais non, rien…

Je n’ai pas du tout apprécié les relations entre les personnages. Seuls celles entre Keeley et Tavin sont un minimum intéressantes. Je crois que la plus pathétique est celle entre Zac et Keeley. Zac est un égoïste fini que l’auteur essais de nous faire passer pour un grand frère qui tient beaucoup à sa sœur. Zac est tyrannique avec Keeley, psychologiquement. Il est odieux avec elle sans jamais lui laisser sa chance. D’autant plus que leurs parents soutiennent Zac envers et contre tout…

Keeley est sympa mais vraiment pas un personnage auquel on peut s’accrocher. Elle est fade et molle. Le peu de décision qu’elle prend sont rarement intelligentes. Elle pardonne à son frère d’être désagréable au plus haut point avec elle, mais le moindre faux pas de Tavin termine en dispute hors norme. Même la personnalité qu’elle se découvre est inintéressante. Elle se croit forte mais en faite c’est juste une petite hargneuse.

Tavin est le personnage avec lequel j’ai le plus accroché. Il est sympathique et drôle. Il aime vivre et malgré certains pépins il se bat pour devenir qui il veut devenir. C’est pour moi le personnage le plus mature et abouti de l’histoire.

 

Bref vous l’aurez compris ce roman n’a pas du tout été à mon goût. L’histoire est niaise et sans vraiment d’intérêt. Les personnages ne remontent pas le niveau. « Textrovert » est une petite lecture d’été qui ne laissera surement pas de grand souvenir à son lecteur. Sauf peut-être pour un lecteur jeunesse peu exigeant.

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