Petites infos du 14/02/2013

14 février 2013

 

♥ – Gayle Forman a de nouveau laissé  une vidéo pour ces fans.

 

Petit rappel – Gayle Forman sera le 20 février à Paris pour dédicacer son nouveau roman « Pour un jour avec toi ».  Vous pouvez la rencontrer le 20 février  à partir de 17:30, la FNAC Forum des Halles à Paris accueille l’auteur Gayle Forman pour une séance de dédicaces exceptionnelle puisque vous pourrez découvrir son nouveau livre en AVANT-PREMIÈRE !

Début de la rencontre à 17:30 puis séance de dédicaces de 18:30 à 19:30 ! Espace Rencontres – Niveau 2 du magasin

PAGE FACEBOOK DE L’EVENEMENT

 

 

♥ – Dès ce soir sur Ebay vous devriez pouvoir trouver cette superbe poupée à l’effigie de R!

 

♥ – Cassandra O’Donnell (l’auteur de Rebecca Kean) vient de mettre en ligne 2 surprises! La première… Un superbe site internet!

VOIR LE BEAU SITE

 

Et surtout un chapitre bonus du tome 3! Cette fois l’action n’est pas présentée avec les yeux de Rebecca mais ceux de Léo!!!!!

 

 

♥ Pour fêter la fête des amoureux. Gayle Forman , Céline (page Facebook française de Gayle Forman) et les éditions Kero  nous offre un extrait de « Pour un jour avec toi ».

Bonne lecture!

« — Loulou, il y a une énorme différence entre tomber amoureux et être amoureux, poursuit-il.
Je sens mes joues devenir brûlantes, sans trop savoir pourquoi.
— L’un est pourtant la suite de l’autre, non ?
— Il faut tomber amoureux pour être amoureux, mais tomber amoureux n’est pas la même chose qu’être amoureux.
Il me regarde par en dessous avant de reprendre :
— Es-tu jamais tombée amoureuse, Loulou ?
Evan et moi avons rompu le jour où il a envoyé à l’université son acompte pour les frais de scolarité. Cela n’avait rien d’inattendu. Nous étions d’accord pour nous séparer en entrant à l’université si nous ne nous retrouvions pas dans la même zone géogra- phique. Or il allait faire ses études à Saint-Louis et moi à Boston, à 1 600 kilomètres de là. Ce que je n’avais pas prévu, c’était le moment. Evan avait décidé que ce serait moins douloureux de se séparer non pas en juin, à la remise des diplômes, ou en août, au départ pour nos facs respectives, mais dès le mois d’avril.
À vrai dire, si j’avais été un peu humiliée d’entendre dire ici et là que je m’étais fait larguer, je n’avais pas été vraiment triste de perdre Evan. La rupture avec mon premier petit ami avait été curieusement indolore. C’est comme s’il n’avait jamais existé. Il ne m’avait pas manqué et la présence de Melanie avait bien vite rempli les trous qu’il laissait dans mon emploi du temps.
— Non, dis-je en réponse à la question de Willem, je n’ai jamais été amoureuse.
À ce moment-là, la serveuse apporte nos crêpes et les dépose sur la table. La mienne est toute dorée et dégage un délicieux arôme de citron et de sucre. Avec concentration, j’en coupe un morceau et le mets dans ma bouche. Il fond sur ma langue tel un flocon tiède.
— Ce n’est pas ce que je t’ai demandé, corrige Willem. Je t’ai demandé si tu étais jamais tombée amoureuse.
Il y a de la taquinerie dans sa voix, et c’est un peu comme si quelque chose me démangeait sans que je puisse me gratter.
Je le regarde sans répondre. Joue-t-il toujours ainsi avec les mots ?
Il pose son couteau et sa fourchette.
— Ça, c’est tomber amoureux, dit-il. Glissant le pouce à l’intérieur de sa crêpe, il prend un peu de Nutella qu’il pose au creux de mon poignet. La pâte chaude commence à s’étaler sur ma peau, mais, avant qu’elle ne se mette à couler, Willem lèche son doigt, récupère le Nutella, puis le porte à sa bouche. Le geste est très rapide, comme un lézard qui gobe une mouche au vol.
— Ça,c’est être amoureux, poursuit-il en s’emparant de mon autre poignet, celui où j’ai ma montre.
Il déplace le bracelet jusqu’à ce qu’il trouve ce qu’il cherche. À nouveau, il lèche son pouce. Mais cette
fois, il le frotte sur ma tache de naissance, de plus en plus fort, comme s’il cherchait à l’effacer.
Je retire mon bras et m’efforce de plaisanter.
— Être amoureux, c’est une tache de naissance ?
Mais ma voix tremble un peu et ma peau est brûlante à l’endroit où la trace humide de son pouce est en train de sécher.
— C’est quelque chose qui ne disparaît jamais, même si on fait tout pour.
— Tu compares l’amour à… une tache ?
Il s’appuie si fort au dossier de sa chaise que les pieds de celle-ci se soulèvent. Visiblement, il est content. Difficile de dire si c’est de lui, ou de sa crêpe.
— Exactement.
Je pense à la tache de café sur son jean. À la tache grossière à laquelle Céline l’a comparée. À Lady Mac- beth et son « Va-t’en, va-t’en, maudite tache », un autre passage que j’ai dû apprendre par cœur en classe.
— «Tache» n’est pas le plus joli mot pour décrire l’amour, dis-je.
Il hausse les épaules.
— Ça dépend des langues. En anglais, c’est stain. En néerlandais, vlek. En français, tache. Pas terrible non plus, ajoute-t-il en souriant.
— Dans combien de langues as-tu été « taché » ?
Un peu de Nutella est resté sur mon poignet. Il humecte de nouveau son pouce et, cette fois, il net- toie complètement la trace.
— Aucune. Ça s’efface toujours.
Puis il porte la dernière bouchée de crêpe à sa bouche, racle avec son couteau le reste de Nutella et nettoie le pourtour de l’assiette avec son doigt.
« 

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