What light de Jay Asher chez Michel Lafon

by on 1 février 2018

   Présentation de l’éditeur

Un premier amour inattendu.

Le poison de la rumeur.

Le récit d’une seconde chance.

Auteur: Jay Asher

Editeur: Michel Lafon

Parution: 12 octobre 2017

 

 

 

Au moment des fêtes j’aime lire une belle histoire de Noël. J’aime sentir le sapin, la cannelle et l’odeur des petits pains chauds qui transpirent des pages des romans hivernaux. « What light » semblait parfaitement rentrer dans les cases « histoires cocooning de Noël ». Autre argument, et pas des moindres, pour me faire me jeter sur ce roman, l’auteur ! Jay Asher dont j’ai adoré la plume dans « 13 raisons ». J’avais été déçue par « Profils » mais cela ne m’a pas empêcher d’aborder « What light » avec une énorme envie. Il m’a fallu 1 mois et demi pour lire le roman… (chose très rare, donc importante à noter) J’ai lu d’autres romans en parallèle que j’ai tous terminé avant « What light ». Il m’a fallu 1 mois de plus pour publier cette chronique que je n’arrivais pas à écrire. La déception était trop présente… Explication de cette introduction tout de suite !

 

Sierra part tous les ans à Noël avec sa mère en Californie pour rejoindre son père et leur vente de sapins. Depuis sa naissance, la jeune fille pousse au rythme des conifères, aiguilles et pommes de pins dans l’exploitation familiale de l’Oregon. Les sapins sont toute sa vie, son histoire familiale puisque ses propres parents se sont connus sous l’actuelle tente de vente californienne. Tous les Noël, Sierra abandonne donc ses amies de l’Oregon pour rejoindre la côte Ouest. Elle y retrouve Heather son amie d’enfance, sa jumelle de cœur.

Mais cette année ne va pas être comme les autres. Sierra va tomber sous le charme de l’énigmatique Caleb. Malgré les rumeurs sur le jeune homme, Sierra va accepter de le découvrir et de se découvrir.

 

En partant de ce résumé, on a envie de se dire « cool ! un peu de tendresse ! ». Oui, soit il y en a… Mais l’extrême lenteur du roman gâche totalement tous les petits moments qui pourraient offrir au lecteur des papillons dans le ventre. A aucun moment on se sent entraîner dans l’histoire. Elle coule paisiblement devant nos yeux. Apportant plus d’ennui qu’autre chose.

Vers 50 pages, j’ai hésité à stopper ma lecture du roman car à ce moment-là, toujours rien ne s’était passé.  J’ai continué car j’aime beaucoup l’attaché de presse de Michel Lafon et j’avais envie de donner une chance à l’auteur après les émotions qu’il m’avait donné avec « 13 raisons Why. » Mais au bout de 200 pages, rien n’avait changé… Rien ne m’avait fait sourciller… En bien comme en mal. Je n’ai eu aucune émotion pour les personnages, l’histoire, la romance… 88 pages plus tard, je refermais le roman avec soulagement.

 

En soit, l’histoire de Sierra et Caleb est vraiment mignonne et douce. C’est agréable à lire car c’est plein de douceur. Mais…le hic… c’est que c’est trop cucul… Je pense que le public le plus jeune pourra y trouver son compte, même des jeunes femmes, mais moi cela ne m’a pas suffi. Et pourtant, certaines romances très ado me font fondre… Je ne sais pas, l’alchimie ne s’est pas faite. L’attachement de la famille de Sierra aux sapins est vraiment beau. L’esprit de Noël est partout. Les regards, non-dits, moments de colère ou de joie sont aussi présents. Mais rien à faire. Je ne suis pas rentrée dans « What light ».

 

Sierra est une jeune fille vraiment adorable. Elle essaie de faire au mieux pour tout le monde, elle marche dans le droit chemin.  Mais attention ! Ce n’est pas pour autant que la demoiselle est facile à vivre ! Sierra a du caractère (un peu mais pas trop), elle sait ce qu’elle veut et fait tout pour l’avoir avec la finesse des mots. Sierra est intelligente et j’avoue que c’est agréable d’avoir un personnage calme et réfléchi.

 

Caleb est tout mignon !!!! Et on ne peut que craquer sur lui malgré les rumeurs. On comprend complètement Sierra d’avoir eu le coup de cœur.  De plus, ce personnage nous permet de prendre la mesure des dégâts que peuvent faire les rumeurs.

 

 

Jay Asher s’embarque une nouvelle fois dans un sujet de société complexe, après le harcèlement scolaire, il nous prouve que la rumeur peut être destructrice socialement, psychologiquement et physiquement. Ce que je regrette… Le sujet est traité avec trop de « bienveillance ». J’aurai aimé quelque chose de plus choc, de plus perturbant.

Et c’est ce manque de réel engagement qui fait ressortir la lenteur de narration, qui elle rend cucul les situations et les personnages.

Je pense qu’un public jeune (11/14 ans), romantique et feelgood pourra réellement aimer « What Light ».  Pour les personnes qui cherchent plus qu’une romance (même dans cette tranche d’âge) ne trouveront que peu d’intérêt au roman de Jay Asher.

N’ayant pas aimé « Profil », adorant « 13 raisons » et étant déçue par « What Light », je pense que je ne lirai plus spécialement les romans de Jay Asher.

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