L’herbe bleue

4 ème de couverture et infos

Journal intime d’une jeune droguée de 15 ans, qui raconte sa progressive descente aux enfers.

Auteur: inconnue

Editeur: Pocket Jeunesse

Parution: réédition en septembre 2012

 

CHRONIQUE EVEY

 

La drogue est, je trouve, un sujet délicat que ce soit en littérature ou au cinéma. Il est tellement facile de tomber dans le trash ou le moralisme. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai entamé « L’herbe bleue ». Allait-il être, comme l’a été « Transpotting » au cinéma, ma révélation « drogue »? « L’herbe bleue » allait-elle me bouleverser? Réponse dans quelques lignes.

 

L’histoire est forte, vraiment forte, c’est une véritable claque!  Et le fait que ce soit un témoignage amplifie l’effet qu’elle fait. Tout commence calmement, tranquillement et puis les choses s’accélèrent, et la chute arrive, inévitable. Et c’est ça presque qui est affreux, la chute est inévitable, on le sens, on le sait. Alors on frissonne, on est en colère, on pleure, on rit, au fil des pages. Les sentiments et sensations sont exacerbés. Et c’est bon d’une certaine façon.

Alice est une jeune fille normale, avec ses complexes, ses problèmes d’ado. On ne peut que facilement s’identifier à elle. L’empathie se fait tout naturellement.

L’écriture est faite sous forme de journal. Cela renforce ces propos; mais aussi sa force. Au fil de notre lecture, on voit les scènes comme si nous y étions avec Alice.

Plusieurs fois au cours de ma lecture je me suis demandée : « et si ça avait été moi? » Car on ne peut pas échapper à cette question. On aimerait croire que l’on est différent, mais au final est ce vraiment le cas. Auriez vous évité tous les pièges? Et si la vie vous avait joué les même tours?

« L’herbe bleue » nous fait prendre conscience que la vie est une question de rencontre. Combien de fois me suis je dis durant ma lecture: « si elle n’avait pas rencontré untel ou untel… » ou « si ce n’est pas elle qui était tombée sur un verre drogué… » Je peux vous dire que tout cela donne à réfléchir.

 

 

Bref, « L’herbe bleue » est un roman fort qu’il faudrait faire lire à tous les ados. Jamais moraliste, ce roman est mieux que n’importe quel reportage ou conférence sur la drogue.

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