Les Intouchables

5 juillet 2013

Présentation de l’éditeur et informations

Un mystérieux virus fait des ravages dans la population. Les adolescents, seuls épargnés, sont soupçonnés de transmettre la maladie.
Devenus les parias d’une société en déroute, Thomas et des centaines de milliers d’autres sont montrés du doigt, rejetés, puis mis à l’écart.
Livrés à eux-mêmes, sans adultes pour les guider, les plus forts font régner la terreur.
Thomas et ses amis, eux, refusent cette fatalité et réagissent.
Leur but ? Rester solidaires et justes.
Rester humains.

Auteur: Gilles Fontaine

Editeur: Seuil

Parution: 20 juin 2013

 

 

CHRONIQUE EVEY

 

Ce livre m’a vraiment tenté quand les éditions du Seuil me l’ont proposé. Le quatrième de couverture est attirant et la couverture simple et efficace. Il ne m’en fallait pas plus pour me plonger dans « Les Intouchables ». Alors? Bonne ou mauvaise lecture??? Vous le saurez dans quelques lignes.

 

Tout d’abord, il est, dans un premier temps, compliqué de vraiment comprendre le raisonnement des adultes et de l’histoire. On ne comprend pas bien d’où vient la maladie (de toute façon on ne le saura jamais et c’est bien dommage),ni comment elle circule. On ne comprend rien aux mesures prises; etc. Bref durant une bonne partie du livre on est dans un flou absolu. Pourquoi pas…

Pendant ce temps les pages inutiles s’accumulent. Enfin à mon humble avis. L’auteur nous parle de la déportation en bus des ados durant de longues pages. Je vous l’avoue, j’ai plus d’une fois eu envie de refermer le roman et de le laisser tomber. J’avais l’impression que rien se passait, que je stagnais dans ma lecture.

En fait, tout au long du roman l’auteur touche du doigt de nombreuses choses qui auraient méritées d’être développées: l’histoire d’amour de Thomas qui n’est vu qu’en filagramme,  le récit des adultes, le fonctionnement du camps et surtout la prise en main de ce dernier, la survie, l’amitié… Bref, on reste sur sa faim. Et c’est bien dommage car ce roman a un réel potentiel, les derniers chapitres le prouvent. Car enfin l’auteur laisse exploser les mots. Conséquences? Une boule dans la gorge, de l’empathie pour les personnages, de l’effroi…

Les personnages ne sont pas attachants, surtout le personnage principal. Thomas est fade et surtout mou. Malgré quelques moments de bravoure, aucune empathie ne se crée. Alors soit on peut faire un héros d’une personne ordinaire mais ici Thomas n’a rien d’un héros, il se laisse mal mener par les mots. On se moque complètement de ce qui lui arrive. On n’a qu’une envie… Qu’il se bouge! Qu’il prennent un peu plus les choses en mains, qu’il arrête d’être une lavette.

On n’apprend au cours du roman que peu de choses sur les personnages secondaires. Et c’est bien dommage car on sent vite qu’ils possèdent un réel potentiel. Lucie est certainement le personnage le plus intriguant du roman, et c’est un vrai délice lorsque Gilles Fontaine commence à nous faire rentrer dans sa vie. Malheureusement cela ne dure que quelques pages.

Une dernière chose, Gilles Fontaine a fait le choix de faire venir et repartir le virus comme ça, paf… Il explique plus ou moins que personne ne peut l’expliquer. Alors soit c’est un parti prit mais j’avoue que venant d’un auteur j’attend un peu mieux que le « paf paf c’est là », « paf paf ça repart ».

 

Vous l’aurez donc compris, je n’ai pas vraiment aimé ce roman. Malgré des choses très prometteuses, l’auteur ne réussi que dans les dernières pages à faire décoller le roman. Et c’est bien dommage!

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