L’année Solitaire

by on 24 mai 2015

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Présentation de l’éditeur

– Mais t’es qui, toi ? Il se fige devant moi et annonce d’une voix caverneuse : – Je m’appelle Michael Holden. Michael Holden. – Et toi, qui es-tu, Victoria Spring ? Je ne trouve rien à répondre, parce que c’est précisément ce que je répondrais : rien. Je suis du néant. Du vide. Je ne suis rien. Soudain, la voix du proviseur retentit et je me tourne vers le haut-parleur. Quand le silence revient, je baisse le regard et la salle est vide. J’ouvre mon poing et dans ma main, il y a le Post-it SOLITAIRE.CO.UK. Je ne sais pas à quel moment il est passé de celle de Michael Holden à la mienne, mais c’est un fait. Ça doit être là que tout a commencé.

Auteur: Alice Oseman

Editeur: Nathan

Parution: 14 mai 2015

 

 

 

CHRONIQUE EVEY

 

Quand j’ai reçu ce roman de la part de Nathan, j’avoue que je n’avais pas vraiment d’idée sur ce que j’allais découvrir. La résumé m’avait plu, le titre aussi, cela m’a suffit. Ayant vécu des années lycée assez différentes les unes des autres, puisque j’ai changé d’établissement 2 fois (soit 3 lycées en 4 ans), je me demandais si je me retrouverai dans celle de ce roman.

 

Tori est une jeune fille pessimiste, mais attention à un point olympique. Elle voit tout en noir et pense qu’elle est LE plus gros boulet de la Terre. Le seul point positif dans sa vie semble être son frère Charlie qu’elle adore plus que tout et qui est, pour elle, aussi lumineux que le soleil. Tori rentre en terminale, entourée de sa bande et de sa meilleure amie Becky, elle n’attend rien de particulier de cette année censée être l’une des plus belle de sa vie. Pourtant elle va rencontrer l’énigmatique Michael, qui va essayer de lui ouvrir les yeux et retrouver Lucas son meilleur ami d’école primaire. Avec de tels événements on se dit que les choses vont être explosives. Et c’est sans compter sur le site internet « Solitaire » qui va « remuer » tout le lycée.

Le site Solitaire est la base de l’intrigue et je dois dire que si cela est assez intéressant et surtout intriguant, certains faits de Solitaire sont juste immatures et dangereux. Si dans un premier temps ses actions m’ont plus ou moins fait sourire, rapidement le charme s’est rompu (un peu comme pour Tori). Solitaire devient lourd et à part mettre les gens en danger, n’apporte plus grand-chose de positif à l’histoire. Encore une fois, on se retrouve dans un mélo pessimiste qui ne fait qu’alourdir le roman. Pour se faire voir/ découvrir Solitaire fait tout, on comprend sa raison mais sincèrement je n’adhère pas à sa méthode.

Tori est un personnage auquel j’aurai pu m’attacher. Je suis de nature pessimiste, mais sais quand même voir les petits bonheurs de la vie. Et puis ça se travaille aussi la bonne humeur ! Tori est négative sur tout et ne fait aucun effort pour que cela change, elle mène sa vie vers le néant et cela à l’air de lui convenir. Si l’étrange Michael n’était pas là, Tori aurait tout foutu en l’air, amitié, famille, école, … Si dans un premier temps son pessimiste est compréhensible et parfois « attachant », rapidement Tori m’est sortie par les yeux. Je veux bien que l’on voit la vie en noir, mais y a un moment il faut peut être aussi se bouger soit même. Et si on n’y arrive pas alors on arrête de gâcher la vie des autres, on garde sa mauvaise humeur pour soi. Je ne supporte pas les gens qui voudraient que tout le monde soit malheureux comme eux, qui ne comprennent pas l’aide qu’on leur apporte. On notera aussi que les « problèmes » de Tori sont minimes… Des gens qui sont pessimistes parce que la vie ne leurs fait pas de cadeau, sont plus légitime à mes yeux que cette gamine narcissique.

Les personnages secondaires relèvent un peu le niveau de « gaieté » du roman. J’ai tout particulièrement aimé Michael et Charlie. Becky est juste stupide…

L’écriture est fluide et le roman de Alice Oseman se laisse lire sans difficulté. Toutefois, l’atmosphère molle et « je suis trop malheureuse » ont été rédhibitoire pour moi. En dehors de la mauvaise intrigue autour de « Solitaire », on n’a que le récit d’une vie de lycéen. Récit presque pathétique et cliché d’une génération « j’ai tout ce que je veux mais la vie est trop dure ». Très peu pour moi.

 

Alice Oseman avait de bonnes idées de départ. « L’année Solitaire » aurait pu être un très bon roman sur les difficultés de l’année de terminale et celle d’être. Avec un peu plus de profondeur et une héroïne un poil moins « ennuyante », je pense que j’aurais pu adhérer à ce roman. Une plus grosse touche d’humour noir aurait aussi fait du bien à Tori… Bref vous l’aurez compris, je suis totalement passée à côté de ce roman. Toutefois, je pense que je lirai les prochains romans de l’auteur, car pour une jeune femme de 18 ans, c’est un début plutôt intéressant.

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