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La vie rêvée d’Eve – La Fuite (tome 1)

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Présentation de l’éditeur

USA 2032. Seize ans après qu’un virus mortel a décimé la Terre, hommes et femmes vivent séparés. Ève, 18 ans, n’a jamais quitté l’enceinte de son école. Elle pense qu’un avenir radieux l’attend, jusqu’à ce qu’elle découvre la terrible vérité : les jeunes diplômées sont enfermées dans une clinique où elles enchaînent les maternités pour repeupler le monde dévasté. Horrifiée, Ève s’enfuit. Commence alors un voyage solitaire et périlleux à travers la Zone, où elle doit éviter les chiens sauvages et les hommes qui la terrifient. Jusqu’au jour où elle rencontre Caleb, un jeune rebelle qui gagne peu à peu sa confiance… puis son coeur. Mais dans ce monde ravagé, l’amour est un luxe qu’Ève ne peut se permettre. Sauf à le payer très cher.

Auteur: Anna Carey

Editeur: Pocket Jeunesse

Parution: 12 mai 2015

 

 

CHRONIQUE EVEY

Lorsque Pocket Jeunesse nous a présenté ce roman, j’ai tout de suite eu le coup de cœur pour le résumé. L’idée de base m’a vraiment séduite et j’avais hâte de découvrir comment l’auteur avait organisé son monde et ses intrigues. Comment allait elle nous faire développer une empathie pour ses personnages. Alors moment de pur bonheur ou mauvais cheval ? Vous le saurez dans quelques lignes.

 

Anna Carey nous plonge dès les premières pages dans un univers dystopique assez singulier. Ici les garçons et les filles sont séparés. Ils font leur « études » dans des établissements privés qui les préparent à la vie dans l’unique grande ville du monde dévasté. Rapidement nous rencontrons Eve, qui est le stéréotype de la fille agaçante et parfaite. Major de sa promo, elle se voit déjà avec un travail excitant. La veille de la remise des diplômes et du départ des jeunes filles pour la capitale, une des pensionnaires s’enfuit de l’école. Eve est la dernière personne à  avoir parlé à Arden, cette dernière avant de s’échapper lui dévoile que les pensionnaires n’iront jamais à la capitale et qu’elles vont juste être transférées dans l’établissement interdit de l’autre côté du lac qui divise l’école. Là haut une vie d’esclave devant repeupler la planète les attend. Eve, curieuse, décide d’aller vérifier de nuit les allégations d’Arden. Et cette dernière a effectivement raison. Notre héroïne va donc elle aussi s’échapper de l’école. Mais attention, la vie en dehors de ce « cocoon » est loin d’être paradisiaque.

Anna Carey nous offre dès l’entrée d’Eve dans le « monde réel » un univers froid, sombre et angoissant. Elle réussie très rapidement à nous immerger dedans. Intensifiant ainsi notre lecture. L’idée des mères pondeuses pour renouveler l’humanité est juste géniale et totalement effrayante. Les « écoles » pour garçons ne sont pas mieux… Toutefois, je ne sais pas ce qui est le destin le plus enviable… Pondre ? Ou se battre contre tous, pour manger, dormir et vivre. De plus l’aspect « dictature » qui plane tout au long du roman au dessus cet univers renforce la frayeur que l’on ressent. Anna Carey réussi avec brio à nous terroriser avec un monde qui pourrait bien être réel d’ici quelques années. Elle maîtrise parfaitement son univers et ce n’en est que plus jouissif.

Au début, j’ai eu du mal avec Eve. Elle est tellement nunuche, ou plutôt naïve. Et en même temps vers la fin du premier quart du livre, j’ai réalisé qu’elle ne pouvait pas être différente dans ce début de roman. Elle n’a connu que son école, elle ne sait rien du monde extérieur et de la vie au final. Elle est formatée. Mais là , où l’auteur est géniale, c’est qu’elle fait évoluer Eve ni trop rapidement (ce qui serait un peu irréaliste), ni trop lentement (ce qui serait agaçant). Petit à petit je me suis accrochée à elle, j’aime son côté battante qui se développe au fur et à mesure. J’aime sa tendresse et ses failles. C’est un personnage réaliste et poignant.

Arden, personnage secondaire, est aussi attachante qu’Eve. Si dans un premier temps elle passe pour la peste de service, on aime quand elle bouscule un peu Eve. Petit à petit quelque chose va se créer entre les deux jeunes femmes, quelque chose de beau. Anna Carey a toutefois l’intelligence de ne pas faire de leur relation quelque chose de lisse et « mignon ». Il y a des hauts et des bas, comme dans toutes amitiés.

Caleb est un personnage fort et en même temps avec des faiblesses qui ne nous sont pas cachées. Ce jeune homme est un personnage intéressant et auquel on s’attache vite. Il est débrouillard et la survie est son quotidien. Comme les autres personnages du roman, il a un côté sombre et brisé, qui le rend réel.

 

Vous l’aurez compris, ce roman est une perle ! Une très bonne dystopie qu’il ne faut surtout pas manquer. J’ai déjà hâte que Pocket Jeunesse nous annonce la sortie du second tome car je me demande quel chemin va choisir l’auteur. Voici un roman intelligent, aux émotions fortes qui nous apprend que derrière un monde sombre, oppressant, froid, il y a quand même toujours une petite lueur pour nous réchauffer… Et heureusement…

 
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