La Décision

28 décembre 2012

 

4 ème de couverture et infos

Un matin, Louise, excellente élève de terminale S, a un malaise en plein cours de maths. Quelques instants plus tard, elle accouche seule d’un enfant dont elle ne savait rien, qu’elle n’a pas attendu, encore moins désiré.
A partir de ce jour commence pour Louise un cheminement difficile, jalonné de questions. Comment ce petit garçon de 3,3 kg peut-il être son fils ? Elle n’a pourtant jamais couché avec personne… Qui peut être le père ? Professionnels, famille, amis, tous vont aider Louise à passer de l’état de choc où elle se trouve plongée au retour à la vie.

 

Auteur: Isabelle Pandazopoulos

Parution:02 février 2013

Editeur: Gallimard / Scripto

 

 

CHRONIQUE EVEY

Je trouve qu’il est assez délicat de traiter des sujets difficiles avec justesse (ex: la maladie, l’abandon d’un enfant, …). Il faut savoir y mettre de l’intensité sans jamais tomber dans le moralisme. Il faut lui donner du corps et des personnages à la hauteur des épreuves qu’ils doivent traverser. « La décision » réussi t-il ce tour de force? Vous le saurez dans quelques lignes.

Le postulat de départ est simple et au final peut arriver à tous le monde. Louise, une jeune fille bien sous tous rapports, accouche au lycée d’un petit garçon. Le soucis c’est que Louise n’a jamais couché avec un garçon… Mensonge? Quoiqu’il en soit, Louise va devoir prendre une décision qui pèsera à tout jamais sur elle. Doit-elle élever ou abandonner l’enfant? Décision, décision…Dans un premier temps elle rejette totalement le petit, tout comme elle rejetée sa grossesse. Mais les choses ne sont pas aussi simple. On ne peut pas tirer ainsi un trait sur nos actes. L’histoire est parfaitement bien menée. Le lecteur se pose plusieurs questions, sur l’identité du père ou les choix à venir de Louise. On a envie d’être nous aussi prit dans le tourbillon de la vie de Louise. Mais cela ne vient jamais. Il manque un petit quelque chose, vous savez celui qui nous fait rentrer dans l’histoire, souffrir ou sourire avec les personnages. Il manque de l’intensité.

Les quelques « rebondissements » sont bien vus et placés au bon moment, Malheureusement cela ne sauve pas le texte.

 

Les personnages sont lisses. On n’arrive pas à se sentir concerné par leurs histoires. On n’a pas envie de les connaitre plus. Louise se forge au fil des pages, elle devient adulte dans la souffrance. Sa progression est intéressante et atypique. J’ai aimé son courage et son envie de se battre. Malgré tout, aucune alchimie ne s’est vraiment créée entre nous.

 

La grosse originalité de se roman se trouve dans sa forme. L’auteur a donner la parole à Louise bien sur mais aussi aux personnages secondaires. Cela permet au lecteur de voir les évènements sous différents points de vue. J’ai vraiment adoré le passage du docteur ou celui du proviseur.

 

Bref « La décision » est un roman qui manque de punch et d’intensité. A aucun moment je me suis sentie emportée par l’histoire, pourtant cette dernière m’intéressait vraiment. Les personnages sont plats, aucune empathie ne se crée. « La décision » ne fera pas partie de mon top 10 de l’année 2013.

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.