Julianna Baggott – 2012

8 octobre 2012

Avez vous toujours voulu devenir écrivain?

Lorsque j’avais 10 ans, ma grande sœur qui était actrice et habitait New York. C’est pourquoi j’étais souvent à New York, à Broadway, off broadway. Ma sœur jouait dans une toute petite salle. C’est à ce moment là que j’ai compris qu’il y avait des auteurs de théâtre et que j’ai voulu devenir écrivain.

 

Si vous deviez vous définir en un seul mot?

C’est difficile. J’ai l’habitude d’écrire avec beaucoup de mots.

Under dog, sous-chien, insignifiant et moi je veux toujours montrer aux autres que je suis leur égal. Bon alors je vais dire que je suis courageuse. Je fais tout pour y arriver.

 

Quelle est votre première rencontre avec le monde de l’imaginaire?

Sous la table dans ma cuisine avec mon chien. Quand j’étais jeune, j’étais la plus petite d’une grande famille. Ma grand mère avait beaucoup de chiens. Pour quand il faisaitt froid, il y a un petit chauffage sous la table dans la cuisine. Je me mettais à côté avec mon chien. J’écoutais, invisible des autres, j’imaginais.

 

Quelle est votre première rencontre avec la dystopie?

La Bible, j’en ai 6. On était dans le jardin, et quelqu’un, je ne sais pas qui, avait décidé que nous ne serions plus dans le jardin (jardin d’Eden). Pourquoi? On ne sait pas.

 

Quel est votre super héro préféré?

Je préfère… hummmm… C’est le premier mot de mon deuxième enfant: « Batman ». Oui, oui, ça n’a été ni « Maman », ni « Papa », mais « Batman ». L’ainé adore Batman… Quand j’ai enseigné le français à cet enfant (qui a maintenant 15 ans), je lui faisais répéter: « Je m’appelle Finias » et lui me répondait « Je m’appelle Batman ».

 

Que pensez vous des livres numériques?

Je pense que c’est un bien pour l’écologie. C’est démocratique. Je pense que cela va changer le visage de l’édition. Je pense à « Fifty shades of Grey ». Les éditeurs américains sont très puritains, pour eux ce roman est trop sexy. Pourtant il y a un appétit des lecteurs pour ça. Le livre numérique va ouvrir de nouvelles voies. J’espère que les grands auteurs vont s’y investirent.

 

Comment est venue l’idée du dôme?

On était a Madrid avant de venir en France. On m’a posé une question: « Choisissez dôme ou l’extérieur? » Et j’ai réalisé que j’avais été élevé dans un dôme, le dôme de la peur de ma mère. Elle avait des obsessions compulsives. Elle avait peur des bactéries, elle avait des fixations. Elle était aussi hypocondriaque. J’ai donc été élevée dans un dôme freudien. C’est de tout cela qu’est venu le dôme.

 

Comment les histoires personnelles des personnages vous ont été inspirées?

Les personnages me parlent mais j’ai aussi toujours le livre entier dans ma tête, je sais vers où ils vont. Quoique parfois, ils décident de la voie qu’ils souhaitent prendre. Je ne suis que leur servante.

 

Cela veut dire que vous avez déjà la fin du troisième tome dans la tête?

J’ai une carte avec premier acte, deuxième acte, troisième acte… Pour le dernier roman, j’en suis déjà à la moitié de l’écriture. Ma dead line (date où il faut rendre le premier manuscrit) est pour le 15 septembre. J’ai pensé la trilogie entièrement, mais aussi la totalité de chaque romans, de chaque chapitres….

Oui j’ai la fin de la trilogie dans ma tête.

 

Lequel de vos personnages vous ressemble le plus?

Partridge, non non, j’aimerai, mais non. Je pense que c’est Lyda. Elle ne parle pas au début du roman. C’est un personnage dans l’urgence, alors il a fallut que je réécrive des passages. Je pense qu’au commencement de ma vie ma voix était petite mais dans l’urgence. Comme pour elle.

 

L’univers de « Pure » est assez violent, n’avez vous pas peur de la réaction des plus jeunes?

Je pense que je ne peux pas m’excuser. J’ai fait des recherche sur Hirochima et Nagasaki. Quand tu penses que l’on a fait tout ça dans la réalité. Je ne peux pas m’excuser pour la violence de l’humanité.

 

Vous montrez dans « Pure » ce que l’homme peut faire de pire. Vous voyez vous comme une auteur engagée?

Quand je commence un roman je ne pense jamais aux idées politique ou féministe. Mais je suis comme les autres obsédés par cette philosophie. Je pense que « Pure » est vraiment un texte féministe, un texte contre les armes, la guerre, le régime conservateur aux USA, un texte écologique. C’est au final un texte plein de message.

C’est ce que j’ai vraiment aimé dans le roman, vous prenez partie et vous ne le faites sans concessions.

 

Les poussières me font penser aux serpents dans Beetlejuice. Est ce voulu?

Oh… Il y a bien longtemps que j’ai vu Beetlejuice. Je suis une fan de M. Keaton. mais pas du film spécialement. C’est peut être dans mon subconscient.

 

Pourquoi avez vous choisi de raconter l’histoire à plusieurs voix?

C’était difficile mais je pense que la violence et le guerre entrainent plusieurs points de vue. Il faut que cela soit vue de plusieurs points de vue. Il faut avoir beaucoup de point de vue pour ce type de situation car chacun voit  la vie différemment.

 

Comment vous est venue l’idée de la poupée main?

J’ai 4 ans et ma maison est pleine de poupées, elles sont partout. Quand tu fais le ménage et que tu casses une poupée tu peux mettre ta main dedans avant de l’envoyer dans une boite. Et là avec la transparence de la peau de poupée j’ai vu la fusion.

Et puis aussi je vis en Floride et les enfants viennent souvent sur moi quand j’écris. Tu vois comme ça (elle me montre sur son genoux).

J’ai aussi pensé à toutes les choses que l’on pouvait faire pendant la détonation. Et j’en ai fait un liste.

 

Bradwell est un personnage très poétique, c’est le mauvais garçon qui est aussi doux. Comment est venu ce personnage?

Je pense que j’ai lu Gabriel Garcia Marquez, je pense que les oiseaux sont un hommage. C’est un survivant, seul. Il se dédit à la vérité à cause de ses parents. J’aime son honneur. Mais attention il n’est pas parfait. Il est prétentieux…

 

La mort devient presque un personnage tellement elle est présente dans le roman. Était ce une volonté de votre part?

Oui, je voulais une omniprésence de la mort. Je pense que peut être les gens pensent que les gens qui aiment sont attirés par la tristesse, la violence. Mais en fait je pense que ces gens sont vraiment attirés par l’espérance.

 

Quel est le message que vous vouliez faire passer aux lecteurs?

Subsistez. J’aimerai que le lecteur se demande quelle durée cette apocalypse ou cet amour peut avoir.

 

Le second tome se nomme « Fusion », se concentre t on plus sur l’extérieur du dôme?

En anglais c’est « Fuse ». Et… Non ne me demande pas ça! Le troisième tome se nomme « Burn ».

En anglais « Fuse » est une bombe, comme une fusée.

 

« Désolée les filles nous devons y aller ».

 

Une dernière question, Converse ou Stileto?

Converse forever! Je ne sais pas marcher en talon.

 

Je vous raconterais bien ce qui a été dis en off sur le second tome… mais non ;).

 

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.