Interview Alyson Noël (Salon du livre jeunesse de Montreuil 2013)

19 décembre 2013

 

Pourriez vous vous définir en 1 mot?

Aventurière.

 

Quel fût votre premier contact avec le monde de l’imaginaire?

Mon premier souvenir je l’ai eu lorsque j’étais très très jeune. C’était à DisneyLand, (j’ai grandi en Californie), quand j’ai vu le château des princesses et les personnages de dessins animés bouger, j’ai été époustouflée. C’est un monde fantastique qui devient réel à DisneyLand. C’est formidable. J’adore Disney!

En tant qu’auteur, ce qui me plait à Disney c’est aussi qu’aucun détail n’est laissé de côté. Ça m’inspire en tant qu’écrivain. Tous les détails sont importants. Il faut faire attention  à tout les à-côtés.

 

 

Quel est votre livre référent?

« L’attrape cœur » de Salinger. Ce livre m’a quasiment sauvé lorsque j’étais adolescente. Il m’a tout particulièrement émue. « L’attrape coeur » m’a montré que je n’étais pas seule puisque c’est l’histoire d’un adolescent qui se sent extrêmement seul et incompris. Je n’étais donc pas seule à vivre ça. Ce roman m’a aussi montré le pouvoir de la littérature, celui de guérir les maux intérieurs.

 

Est ce  roman qui vous a donné l’envie d’écrire?

J’ai su que je voulais écrire le jour où j’ai lu Judy Blume (auteur très connue aux USA). Judy Blume est vraiment la précurseur, elle a rendu le style jeunes adultes populaire. On l’a blâmé, on a sali ses livres… C’est vraiment la précurseur dans le sens où elle est la première a avoir parlé des adolescents et de leurs problèmes d’une façon contemporaine et divertissante.

 

Parlons un peu des chasseurs. Dans le livre vous confrontez le libre arbitre et la destinée. Alors que généralement les auteurs ont un parti prit. Ils choisissent le libre arbitre ou la destiné. Pourquoi ne pas l’avoir fait?

Je pense que chacun en soi a, et le libre arbitre, et la destinée. Nous sommes des êtres très ambivalents. A 12 ans, j’ai voulu devenir écrivain mais cela ne s’est fait que lorsque j’ai eu 39 ans. Je me suis rendue compte que tout les chemins que j’avais pris me menaient vers la destinée que j’avais envisagé au début. Je pensais avoir fait des choix libres mais au final ils m’ont emmené à mon point de départ.

J’ai une vraie tendresse pour Daire. Elle a envie de mener sa vie comme elle l’entendait, comme une ado de 16 ans, mais il y a quelque chose de plus grand, de plus haut qui l’empêche de faire se qu’elle souhaite. Je ne pense pas que la vie est une ligne droite, c’est un chemin tortueux.

 

Vous identifiez vous à Daire?

Le personnage de Daire me ressemble. A l’adolescence, je ressentais cette aliénation et cette maladresse. J’étais vraiment mal dans ma peau. A l’extérieur tout allait bien, j’étais souriante et sure de moi, pourtant à l’intérieur j’étais mal à l’aise, perdue, je n’avais pas le mode d’emploi, je ne savais pas ce qu’il fallait faire. Je me demandais ce qui était bien et ce que les autres allaient penser. Ce qui en ressortait à l’extérieur n’était pas du tout comme je me sentais à l’intérieur.

J’aime aussi beaucoup le personnage de la grand mère. J’avais aussi une grand mère mexicaine qui ne parlait pas l’anglais et qui vivait à New York. Comme nous n’avions pas beaucoup d’argent nous n’avons pu aller la voir qu’une fois en avion. Cette femme avait une âme extraordinaire, une douceur, une lumière en elle. C’est le sentiment que j’ai eu en la voyant.

Pourquoi avoir choisi un univers chamaniste pour votre saga?

J’ai étudié le chamanisme, j’ai même fait une expérience chamane. C’est l’une des médecines et des mythologies les plus anciennes. Les gens se guérissaient avec. Le chamanisme est encore très influant en Amérique du Sud. J’ai décidé de partir d’une science ancestrale pour créer mon univers. Ce que j’aime beaucoup c’est le pouvoir de guérison des chamans, ils pensent que notre âme à plusieurs dimensions, plusieurs niveaux. Si on est souffrant, que l’on a connu des problèmes il faut voyager entre ces niveaux, c’est que l’on a perdu un morceau de l’âme et qu’il faut retrouver toutes les parties du puzzle. J’aime jouer avec des croyances ancestrales. Pouvoir leurs redonner un souffle dans une littérature contemporaine.

 

En France, nous n’en sommes qu’au tome 2. Dans ce tome Daire est une jeune fille triste. Va-t-elle grandir de ces expériences?

J’adore prendre un personnage et le mettre dans une situation à laquelle il ne s’attend pas. Il n’y est pas du tout préparé. Daire doit être une ado, faire face à ses problèmes, maîtriser les 3 dimensions, apprivoiser sa magie et ses pouvoirs de guérison. Plus elle va être à l’aise dans tout cela et plus elle va s’épanouir.

 

Combien de tome aura la série?

4!

Les USA ont déjà le dernier!

Oui depuis une dizaine de jours.

Elsa (responsable éditoriale Michel Lafon)

Ils sortiront en France en février et octobre 2014.

 

 

Dernière question. Etes vous plus Converse ou Stileto?

Je ne porte que des chaussures avec qui personne ne peut marcher.

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