Delirium – Tome 3

 

Présentation de l’éditeur:

Après avoir sauvé Julian d’une condamnation à mort, Lena et ses amis regagnent la Nature. Mais celle-ci n’est plus un lieu sûr, des rebellions ont éclaté partout dans le pays et les Régulateurs sont postés à la frontière, à l’affût de toute transgression. Le gouvernement ne peut plus nier l’existence des Invalides et la menace qu’ils représentent. Tandis que Lena mène la Résistance prenant chaque fois plus de risques, sa meilleure amie Hana vit une vie sans amour au bras du jeune maire de Portland… Leurs récits se déroulent en parallèle, leurs voix alternent : quand les deux amies se retrouveront-elles ?

Auteur: Lauren Oliver

Editeur: Hachette Black Moon

Parution: 13 /03/2013

 

 

CHRONIQUE EVEY

Amoureuse de la saga dès les premières pages du premier tome, il me fallait connaitre la fin des aventures de Lena et Hana. C’est donc avec envie et des questions plein la tête que je me suis mise à lire le dernier tome de la trilogie « Delirium ». Convaincue par cette fin? Vous le saurez dans quelques lignes.

 

L’action reprend là où on l’avait laissé. Alex est vivant.

Pour ce dernier tome, Lauren Oliver a fait un coup de maître en faisant un dialogue à double voix. D’un côté nous avons Lena et la résistance et de l’autre Hana et sa vie conforme au protocole.

On a donc l’action des deux côtés du mur. Cela nous permet de comprendre un peu mieux les enjeux. Ce qui est dingue c’est que par moment on va devenir presque pro-protocole alors qu’à d’autres on pensera à 100% comme les résistants. Même nos héroïnes ne savent plus vraiment à quel saint se vouer. Et c’est cela qui est génial! Car au final Lauren Oliver ne nous oblige pas à penser de façon unilatérale. Elle nous ouvre l’esprit en argumentant, mais ne donne pas LA solution, LA BONNE façon de penser. Le monde n’est pas tout blanc ou tout noir, c’est un mélange de gris. Et ça Lauren Oliver réussi à le retranscrire parfaitement.

 

Un des points faibles de ce tome est l’espèce de lenteur qui règne du début à la fin du livre. C’est assez étrange car même les scènes d’action sont léthargiques. Il y en a même où je me suis ennuyée. Oui, oui ennuyée. Cela ne tenait pas à l’action en elle même mais plutôt au style de Lauren Oliver. Je le trouvais plus percutant dans le premier tome.

 

Le plus gros point faible du roman reste tout de même la fin. Rien n’est résolu. Alors soit le lecteur peut imaginer ce qu’il souhaite… Mais je trouve que l’auteur a choisi la voie de la facilité. Elle évite les reproches des team Alex ou team Julian, elle ne répond à aucune des problématiques soulevées dans la trilogie, on ne sait pas ce que devient Hana, ni les autres personnages d’ailleurs. Seul le mort a véritablement une vraie fin. Je suis vraiment déçue car j’aurais aimé que Lauren Oliver tranche et guide un minimum le lecteur. J’ai vraiment l’impression de rester sur ma faim.

 

Dans ce tome, Lena est perdue plus que jamais. Cela fait mal au cœur de la voir souffrir et se torturer les méninges. On la sent petit à petit lâcher prise. Heureusement Julian est là pour la garder en vie.

Julian se dévoile enfin à lui même. On est loin du jeune homme pro-protocole du second tome. Maintenant Julian pense et voit les choses par lui même. Il a découvert l’amour et ne s’en passerait pour rien au monde.

Alex est égal à lui même. Plusieurs fois j’ai râlé contre lui. Quelle idée de rendre jalouse Lena! Comme si cela allait l’aider à trouver sa voie.

 

C’est donc au final un avis mitigé que je vous livre. Oui j’ai aimé découvrir la suite des aventures de Lena, mais non je ne cautionne pas la fin, qui pour moi n’en est pas une…. J’attendais mieux de la part de Lauren Oliver.

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