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De Velours et d’Acier : Victorian Fantasy tome 2

 

Description et infos

Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.

Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.

Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser… mais la liberté ne s’obtient jamais sans sacrifice.

Auteur : Georgia Caldera

Editeur : Pygmalion

Parution : 12/04/2017

 

Dentelle et Nécromancie

J’avais adoré le premier tome de cette série et j’attendais la série avec impatience. Quand j’ai vu qu’il sortait enfin, j’étais vraiment joie…. Un grand merci aux éditions Pygmalion pour l’envoi de ce roman.

Augustin est le Prince de Neo Brittania, fils de la Reine Eternelle. Mais il n’a de Prince que le titre car sa mère règne sur son royaume seule et de main de maitre. Donc Augustin profite de la vie et de sa douce existence. Léopoldine vit cachée dans les quartiers malfamés de Néo Londonia, au sein de la Guilde des Voleurs et jusque là, ses larcins suffisent à assurer sa subsistance. Mais lorsqu’Augustin décide de tenir tête à la Reine et Léopoldine s’insurge contre les pratiques de ses pairs, plus rien ne va ! Ils n’auraient jamais du se rencontrer et pourtant le destin va les amener à se croiser au pire moment de leur existence. Afin de tenter de vivre la vie qu’ils désirent, Augustin et Léopoldine vont s’épauler pour s’échapper… Mais leur évasion est loin de passer inaperçue et ils vont devoir user de tous les stratagèmes pour gagner le droit à la Liberté …

En règle générale, je ne suis pas très fan du courant Steampunk, de ce monde mêlant magie et mécanique que je trouve un peu abstrait et compliqué. Mais je suis accro à la plume et aux différents univers qu’a créé Georgia Caldera, ce qui fait que j’arrive à laisser de côté les petites choses qui me gênent et à me concentrer sur tout le reste… Et là, c’est que du bonheur ! L’auteur nous accroche dès les premières lignes en nous délivrant certaines informations qui installent rapidement une tension, qui ne nous lâchera quasi pas tout au long de notre lecture. Puis, petit à petit, elle nous donne les pièces de son puzzle, complexe mais tellement addictif et c’est à nous de trouver leur place. Alors, je dois reconnaître qu’au début, j’ai eu un peu de mal à trouver mes marques car j’ai lu le premier tome il y a presque trois ans. Alors même nous ne sommes pas obligée d’avoir lu « Dentelle et Nécromancie » pour comprendre celui ci ( mais c’est mieux quand même ^^), je n’ai pas pu m’empêcher de faire le lien. Puis, doucement les souvenirs me sont revenus et j’ai réussi à me laisser aller et à savourer pleinement ma lecture. L’histoire est sombre, l’atmosphère est poisseuse (comme le sang qui jonche leur chemin), les deux protagonistes aussi mystérieux l’un que l’autre, le récit avance doucement mais surement. Au fur et à mesure, Georgia Caldera nous immerge dans son monde, avec ses mots qui nous captivent et nous gardent dans ce climat ténébreux, qui sont un savant mélange d’écriture classique avec une pointe de modernité (la jolie et frêle Léopoldine jure comme un charretier, et elle arrive même à contaminer le bien élevé Augustin, c’est excellent), elle nous révèle des indices tout en nous laissant dans le flou, nous sommes plongés dans les existences d’Augustin et Léopoldine, qui ont volé en éclats et qu’ils essaient de reconstruire, accrochés à leurs moindres faits et gestes, pour deviner qui ils sont et ce qu’ils vont faire. Nous tremblons avec eux quand ils se retrouvent traqués, soufflons quand ils se sortent d’un des nombreux mauvais pas qu’ils rencontrent, et sourions aux plus petits rapprochements. Je ne vous en dirais pas plus car le bonheur de l’histoire est dans la découverte de celle ci ^^

J’ai adoré les personnages de Léopoldine et d’Augustin. Ils sont, tous les deux, à leur manière forts et fragiles. Et c’est un bonheur de les voir grandir ensemble et s’épanouir. Même si, à la base, leurs vies étaient totalement opposées, elles présentent beaucoup de similitude. Léopoldine est débrouillarde, futée et tétue, elle s’est faite seule. Je dois reconnaître qu’à certains moments elle m’a agacé, son déni face au sentiments qu’elle nourrit pour Augustin m’a « contrarié » mais quand on connaît sa vie, on lui pardonne aisément ses réticences. Augustin lui assume se qu’il ressent pour Léopoldine, par contre il a du mal avec ses responsabilités et sa façon de se dérober est, par moment exaspérante, mais il faut reconnaître que sa vie facile dans sa cage dorée n’a pas fait de lui un adulte vraiment mature. Ensemble, ils vont faire de leurs faiblesses, leurs forces… Ils se complètent.

« De Velours et d’Acier » mêle dangers, complots, secrets avec destinée, passion et émotions … le tout saupoudré de magie. Un roman captivant, qui se lit avec avidité et qui nous laisse frustré avec pas mal de question en suspend… J’ai hâte d’avoir la suite 😀

 

 

Originaire de Touraine, c’est après plusieurs années d’études en art, puis l’obtention d’un master II en art-thérapie à l’université de médecine de Tours, que Georgia Caldera décide de poser son pinceau pour prendre la plume. Auteur et illustratrice, ses influences ne sont autres qu’Edgar Allan Poe, Bram Stoker, Anne Rice, Sheridan Le Fanu, ou la série TV Buffy contre les vampires.
Ainsi, c’est dans les univers sombres et fantastiques que Georgia Caldera s’est épanouie. Son premier roman, le tome 1 de la saga Les Larmes rouges, intitulé Réminiscences, d’abord paru aux éditions du Chat Noir, reçoit le prix Merlin en 2012.

 

 

 

 

 

 
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