Dans un silence de Abbi Gline chez Hugo

by on 18 septembre 2017

Présentation de l’éditeur

La vie de Maggie a volé en éclats il y a deux ans, lorsque son père a assassiné sa mère sous ses yeux.

Après avoir raconté tous les détails à la police, elle a décidé de ne plus jamais parler. À son arrivée au lycée de Lawton en Alabama, tout le monde la croit muette. Et personne n’aurait pu imaginer qu’elle se rapproche de West Ashby, le beau footballeur-star du lycée. Mais lors d’une soirée au campus, West confie ses peines à Maggie. Son père souffre d’un cancer qui le consume peu à peu. Maggie décide alors de retrouvrer sa voix seulement pour lui. Les secrets qui les lient vont-ils les amener à briser tous leurs silences ?

Auteur: Abbi Gline

Editeur: Hugo Roman

Parution: 23 février 2017

 

 

J’avais beaucoup aimé la saga « The Vincent boys », j’avais très envie de découvrir ce roman dont le résumé m’a tout de suite pris au cœur. J’avais aimé la plume d’Abbi Gline et trouvé qu’il y avait une sensibilité à fleur de peau dans les mots de l’auteur. Je me suis donc lancée avec un apriori positif dans la lecture de « Dans un silence ». Mais au bout d’une centaine de page… j’avais juste eu envie d’arrêter ma lecture… *déception time*

 

La vie de Maggie est devenue un univers sombre le jour où son père a assassiné, sous ses yeux, sa mère. Depuis ce jour, Maggie ne parle plus. Après cette tragédie, la jeune fille est allée vivre chez sa tante, working girl ne sachant pas s’occuper d’une ado. Après un séjour difficile chez la sœur de sa mère, Maggie déménage donc pour vivre chez son oncle et sa femme. Ces derniers ont un fils, star sportive du lycée et assez égocentrique. Maggie essaie de passer inaperçue mais être la cousine d’une star n’aide pas. Ainsi petit à petit, et malgré ses résistances, Maggie va se rapprocher de West (autre star sportive du lycée), qui voit sa vie s’émietter.

J’ai adoré le résumé car il laissait à penser que l’histoire de Maggie et West allait prendre aux tripes. Malheureusement, j’ai compris que rapidement cela ne serait pas le cas. Et malgré quelques moments forts en émotions (qui ne sont pas mis en avant comme ils le mériteraient) le récit reste plat. L’auteur a entre ses mains un diamant à l’état brut avec cette histoire mais n’arrive pas à le modeler pour en faire une pierre précieuse. Le tout reste grossier. La plume d’Abbi Gline est molle et tombe dans le « culcul », le mielleux… Je me suis ennuyée… ennuyée… ennuyée… (mais cela est aussi dû aux personnages je vous en parle plus bas).

Le rythme est inégal. Certains passages voient se bousculer des moments importants et prenants, alors que de longs chapitres sont vides, lents, inutiles. J’ai sincèrement failli arrêter ma lecture plusieurs fois, je me suis fait violence pour aller jusque-là dernière page.

Passons aux personnages car pour moi ce sont les vrais points faibles du roman.

Maggie est une jeune fille brisée et ça se comprend quand on connait son histoire. Son mutisme est vraiment intéressant car il est un choix et non une conséquence psychologique du meurtre de sa mère. Abbi Gline d’ailleurs utilise bien ce choix en faisant faire à la jeune fille certaines choses. Toutefois, son mutisme est aussi un rempart qui permet à Maggie de critiquer les autres dans sa tête, sans jamais assumer ce qu’elle pense. Même si cela change, je dois avouer que son comportement m’a fortement agacé. Maggie fait la gentille petite demoiselle mais elle n’a pas qu’un fond gentil. Son côté obscur est très intéressant mais exploité trop négativement à mon goût ou pas assez approfondi.

Je n’ai pas non plus aimé le côté « je sais et pas vous » que le personnage de Maggie dégage. Elle provoque une dépendance qu’elle n’assume pas. A plusieurs moments je me suis énervée sur le personnage. Elle se veut profonde mais n’en a pas l’envergure.

 

West n’est pas vraiment mieux. Détestable au possible, le petit prince du lycée qui se croit au-dessus des autres. Et c’est insupportable. Alors oui, il existe beaucoup de personnages masculins et féminins dans ce style, mais West est vraiment un gros abruti de première. Il se comporte avec les filles comme avec … Bah je ne sais même pas comme avec quoi… Il est odieux. Les traite comme des moins que rien (bah si en fait je sais ^^ ). Et malgré les changements due à son histoire personnelle je n’ai réussi à aucun moment à avoir un minimum d’empathie avec lui. Je m’arrête là, car je m’énerve en écrivant cette chronique…

 

Vous l’aurez compris, j’ai été terriblement déçue par ce roman. Je m’attendais à tellement plus. Les personnages sonnent faux, sont faux, ils n’ont provoqué chez moi quasiment aucune réaction. En fait, les coups de cœurs que j’ai eu étaient pour des personnages secondaires… L’intrigue est excellente mais terriblement mal exploitée à mes yeux. Abbi Gline signe là son premier roman que je n’ai pas aimé du tout… Je pense que je lirais « Sous la lumière » mais pas de suite…

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