Le bar de l’enfer

4 ème de couverture et infos

Bienvenue au Texas! Faites la connaissance de Duke, un loup-garou peu causant, et de Earl, vampire dandy peu sûr de lui. Ces deux-là n’auraient jamais dû devenir amis mais la vie est parfois bizarre, non?

Ils viennent de trouver un nouveau job: débarrasser le bar Chez Gil des créatures surnaturelles et mener l’enquête pour découvrir la source de cette magie noire. Entre Loretta, la patronne obèse du bar, Tammy, la jeune ado gothique très sexy et le chien Napoléon, Duke a bien du mal à gérer l’attirance… animale qu’il suscite. Quand à Earl, il pourrait bien tomber amoureux de Cathy, une jeune et jolie fantôme, gardienne du cimetière du coin.

Venez boire un soda Chez Gil, on ne s’ennuit pas!

 

Auteur: A. Lee Martinez

Editeur: Territoires – Fleuve Noir

Parution : 01 septembre 2011

LES DROITS DU LIVRE ONT ETE ACHETE PAR DREAMWORKS POUR EN FAIRE UNE ADAPTATION.

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CHRONIQUE – EVEY

écidément, la collection Territoires (Fleuve Noir) est une excellente surprise! Après « Un blog trop mortel », « Chat Blanc » et « Jennyfer Strange », cette collection vraiment pas comme les autres nous propose le délicieux « Bar de l’enfer ». Ce roman est un véritable Young Adult puisque je dirai que l’âge minimum pour le lire est 16 ans. Territoires auraient-ils trouvé un créneau qui n’était pas encore prit en France? Et bien OUI! La Young Adult pure et dure débarque et j’adhère!

 

Après quelques pages, vous allez voir que « Le bar de l’enfer » a un petit goût d’ Une nuit en enfer – le film culte de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino (producteur)- et de Buffy saison 1 . Et on ne va pas s’en plaindre!

« Le bar de l’enfer » commence tranquillement, A. Lee Martinez nous présente ses personnages et dévoile ce que l’on pense être l’intrigue principale. Rapidement, on se dit que tout ceci est assez basique. Mais voila… on se met le doigt dans l’œil! Le lecteur va de surprises en surprises et au final on se retrouve avec une intrigue bien ficelée, aboutie et complexe. Ne vous attendez à rien, car tout est probable dans ce roman!

Certains moments sont assez gore; il ne faut donc pas mettre ce livre entre toutes les mains. Ceci étant c’est un pur régal pour les amateurs du genre. Je vous assure, vous allez vous délecter!

 

« Le bar de l’enfer » tourne autour de deux personnages principaux.

Je vais commencer par mon chouchou : Duke.

Bon physiquement, Duke n’est pas du tout mon style et surement pas non plus le votre; sauf si vous êtes fan des gros ventres à bières et des poils envahissants. Mais voila, Duke a un humour noir et décalé qui vous fera fondre! La franchise du personnage est aussi un atout supplémentaire, ce dernier ne ment jamais, il n’en voit pas l’intérêt. Et attention! Ne pas mentir, bah ça dépote!

Duke est l’illustration parfaite du loup garou. La seule petite entorse qu’ A. Lee Martinez s’est permis vis à vis du mythe est le côté solitaire du personnage. Bien qu’il existe des loups garous solitaires, c’est une infime partie. A aucun moment l’auteur justifie le fait que Duke soit limite asocial, on en conclu donc que c’est la vision de l’auteur sur ce type surnaturel.

 

Pour ceux qui préfèrent les dents longues, Earl est fait pour vous. Ce vampire est frais! (Attention je ne veux pas dire par là qu’il est jeune). A. Lee Martinez nous offre une vision décalé et loin des stéréotypes du vampire. Earl est un loser! Un vrai de vrai. En plus d’être, je pense, la honte de sa race, monsieur est peureux, ultra sensible, fleure bleue, bivalent sur son état de vampire… bref c’est un boulet! Mais attention, sous ce premier abord peu avenant se cache un personnage terriblement touchant. Comme quoi sous chaque vampire se cache un personnage pas comme les autres ;).

 

A. Lee Martinez n’hésite pas dans « Le bar de l’enfer » à aller dans les stéréotypes. Le bar se trouve dans un coin paumé, la petite gothique se prend pour une sorcière, etc… Le personnage de Tammy, la gothique de service, fait parti de ce qui pourrait nous donner un goût de déjà vu. Mais voila, A. Lee Martinez sait y faire et nous piège. Et si la petite ado toute de noir vêtue était au final complètement flippante? Et si son jolie minois et son côté séductrice pathologique (qui nous pousse régulièrement à vouloir la baffer) n’étaient qu’une façade?

Chad, le petit ami de Tammy, fait parti des personnages m’ayant déçu. Alors que l’auteur se démène pour nous proposer des personnages originaux, Chad est fade, prévisible, … Il est LE teenager a la libido maitresse de ses actes et de ses paroles. Heureusement Loretta, un autre des personnages secondaires, réussi à renverser la vapeur. Elle est complètement déjantée. Son côté rustique est poilant, bien que je n’irai pas l’embêter… Loretta est une guerrière pure et dure! Elle est d’une maladresse hors norme avec les hommes, la séduction en finesse ce n’est pas son truc. C’est avec plaisir que l’on enchaine les scènes où elle est présente, on a même envie d’en demander plus!

 

« Le bar de l’enfer » est monté comme un film gore et d’action. Vous n’avez aucun moment de répit! Le rythme accentue l’effet addictif de l’histoire. et vous verrez que vous aurez du mal à décrocher. (surtout le dernier quart du roman). A. Lee Martinez n’a aménagé que peu de temps morts. Quand le lecteur n’est pas plongé dans l’action, il est captivé par les récits personnels des personnages et la mise en place de l’intrigue.

En lisant le roman, les images s’imposent à vous. C’est une esthétique cinématographique qu’à construite A Lee Martinez.

Un fois que vous êtes rentrés dans « Le bar de l’enfer », vous ne pourrez plus en sortir! Alors commander vous une bonne bière et laissez vous porter par Duke, Eark et Loretta!

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