Delirium Tome 2 : Pandemonium

7 mars 2012

 4ème de couverture et infos

Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant.

Aujourd’hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ?

Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ? Plongez dans l’inoubliable trilogie DELIRIUM.

Auteur : Lauren Oliver

Éditeur : Hachette / Black Moon

Parution : 1er Mars 2012

CHRONIQUE – JORDAN

Je viens juste de finir Pandemonium… Et ouaw. J’en suis encore tout retourné. Complètement chamboulé. J’ai attendu ce roman une année et un mois. Et ça y est. Le voyage est terminé. J’en veux plus. Encore et toujours plus. Plus, plus, plus. La suite de Delirium est tout aussi captivante que le premier opus. Plus. Plus. Plus. Je suis déjà en manque des mots de Lauren Oliver. De ses magnifiques expressions. De ses phrases qui m’ont brûlé les veines et ont fait frissonner ma peau. Je sors d’un brouillard épais et merveilleux. Plus. Plus. Plus. Encore. Et toujours. Plus.

Je sens que je vais vraiment avoir du mal à écrire mon avis. Pandemonium nous offre tellement d’émotions, tellement de sentiments, qu’on en ressort complètement abasourdis. Une nouvelle fois, l’auteure parvient à nous embarquer avec Lena dans un monde dystopique aussi horrible et atroce que passionnant et déchirant. On a les jambes qui flageolent, la respiration coupée, les yeux qui piquent. Les sensations de bonheur infini et de détresse intense jouent à nous faire souffrir à tour de rôle. On a l’impression que tout va bien, alors qu’on sait pertinemment que quelque chose cloche. On se blesse. On ouvre notre âme au monde poignant de Pandemonium. On souffre. Et on en redemande. Plus. Plus. Plus.

Le roman est divisé en plusieurs parties qui nous ramènent alternativement dans l' »avant » et « maintenant ». Ainsi, nous découvrons comment Lena a évolué après la fin terrible de Delirium. Nous vivons avec elle ce qu’elle qualifie comme sa « renaissance ». Nous découvrons un tout nouveau personnage. La Lena naïve et innocente du premier opus a complètement disparu. Un peu à la façon d’Hunger Games, Pandemonium n’hésite pas à refléter les failles et les cicatrices du protagoniste principal. La douleur et la peine sont définitivement ancrées dans le coeur de Lena. A tout jamais. Mais elle doit avancer. Continuer. Encore. Toujours.

Nous traversons dans les deux époques des moments très, très forts. Très durs psychologiquement, aussi bien pour nous que pour notre chère Lena. En pénétrant dans la Nature, elle va devoir affronter sa décision de quitter le monde des « Invulnérables ». Mais, désormais, elle est forte. Déterminée. Forgée par son passé. Alors elle va réussir à s’en sortir. Enfin, elle va également recevoir l’aide importante d’une constellation de nouveaux personnages : Raven, Sarah, Tack, Blue, et j’en passe. Chaque nouvelle personne a un rôle bien précis dans cet opus : nous faire rire, nous émouvoir, nous faire pleurer, nous faire vibrer. Bref, on passe par une foultitude d’émotions tout au long de notre lecture. Mais c’est essentiellement dans l' »avant » que nous apprenons à les connaître, à s’attacher à eux, puis à éprouver de la tristesse.

A l’inverse, dans le monde de « maintenant », nous nous concentrons sur Lena. Le monde dystopique de la trilogie nous est, cette fois, exposé en profondeur. La révolte est complètement en place, et ça se sent. L’action est beaucoup plus présente dans ce second tome. Le chaos règne, l’adrénaline et le suspense vont crescendo. On s’agrippe aux pages du roman, les mains moites, pour parvenir à tenir le coup. Comme Lena, on se cramponne à quelques lueurs d’espoir, à nos rêves les plus fous.

Mais ce n’est pas tout. Car Pandemonium, bien que l’on aurait pu penser le contraire, regorge également de passion et d’amour. Oui, un nouveau personnage masculin va faire son entrée dans la vie de Lena. Et ce personnage, c’est Julian. Le fils du créateur de l’APASD, une association qui vise à supprimer le plus rapidement possible le deliria, la maladie de l’amour. Comment, pourquoi, à cause de qui ? Je vous laisse le découvrir. Mais comme je le disais, l’action est omniprésente.
Préparez-vous donc à vivre les montagnes russes côté sentiments grâce à Julian.

Ce nouveau héros n’est pas comparable à Alex, mais je dois bien reconnaître que je l’apprécie grandement. Il représente parfaitement ce que la société de l’univers dystopique de Delirium veut nous faire comprendre : il gobe bêtement tout ce qu’on lui raconte, a peur d’approcher Lena, d’être contaminé par l’amour. Autant de choses qui m’ont rappelé mon addiction pour le premier opus de cette trilogie inoubliable, et qui m’ont permis de tomber amoureux de Pandemonium.

Rien que de repenser à tout ce qu’on traverse dans le roman, j’ai des palpitations. Tout est, une nouvelle fois, parfait. Lauren Oliver arrive à toucher l’endroit le plus profond de nos être. Nous émouvoir au plus haut point, c’est définitivement son truc. Elle sait nous renvoyer la dure difficulté qu’est celle de se battre pour ses rêves à la figure par le biais de mots et d’expressions saisissantes. Mais elle nous transmet sans cesse le même message : par amour, rien ne peut nous arrêter. Et c’est cela que je retiendrais du roman. Aussi bien grâce à la détermination de Lena que grâce aux instants palpitants, prenants, exaltés et profonds qu’elle va vivre avec Julian.

Nous sommes donc plongés dans un univers envoûtant, qui ne cesse de nous hanter et nous fasciner à la fois. L’aventure que vivent nos deux héros nous coupe le souffle et nous consume de l’intérieur. Jusqu’à la fin. Jusqu’à la dernière page, qui, elle, m’a laissé… Haletant. Écoutez-moi bien : ne lisez surtout pas la dernière ligne du roman si vous ne voulez pas vous faire spoiler. Car… Ouaw. Nous apprenons, enfin, ce qui est arrivé à Alex. Et, je vous préviens, c’est du très, très, très lourd. Je veux la suite. Sur-le-champ. Je ne sais réellement pas comment je vais faire pour attendre Requiem. Cette impatience, je vais la vivre comme une vraie torture.

En définitif, et je pense que vous l’aurez compris, Pandemonium est un roman brutal et extraordinaire, qui nous envoie autant d’espérances et de certitudes que de peines et de souffrances. On termine ce magnifique ouvrage les larmes aux yeux, avec un désir familier : une fois le livre refermé, on en redemande. Plus. Plus. Plus. Encore. Et toujours. Plus.

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